Sélection de parutions

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Les Documents de Malte -

Continuité entre le Comité Union et Progrès et la République Turque

Sait Cenitoglu

22 août 2009

Editions Center for Armenian Remembrance

 

 

A propos de l'auteur :

Saït Cetinoglu est un historien turc spécialiste des Jeunes Turcs, du CUP et du kémalisme. Il a publié de nombreux articles originaux basés sur ses recherches dans les Archives Nationales turques. Son livre, Génocide Économique et Culturel 1942-1944, sera bientôt publié à Istanbul.

  • N° ISBN : 9753443846
  • Nombre de pages : 539
  • Prix éditeur : 69,50 €
  • Center for Armenian Remembrance

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Tiflat Alkoulira - طفلة الكوليرا

La fillette du choléra

Marie Richou

12 juin 2009

Editions Dar Alsaqi - Beyrouth

Le roman d’une écrivaine syrienne évoquant le génocide arménien à travers les souvenirs et les questions de plusieurs générations de réfugiés.

A propos de l'auteur :

Marie Richou, romancière syrienne, est membre de l’Union des écrivains arabes. Elle a reçu le prix du roman des amis de Damas et le prix du meilleur scénario au festival du film pour enfants du Caire en 1996.  Elle vit à Ladiqiyeh ou elle est née.

  • N° ISBN : 978-1-85516-317-1
  • Prix éditeur : 12,00 €

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LE GOLGOTHA DE L’ARMÉNIE MINEURE
LE DESTIN DE MON PERE

Nouvelle Edition

Jean-Varoujean Gureghian

1 juin 2009

Editions L'Harmattan

L’auteur a traduit de l’arménien les mémoires de son père, Aram Guréghian, rédigés, fait inhabituel, à l’âge de seize ans. Il n’avait que onze ans lorsqu’il perdit sa famille et se retrouva seul dans le désert de la mort. Plus tard, devenu un vieil homme, Aram sera témoin devant le Tribunal des peuples.

Dès sa première parution, il y a dix ans, ce livre a connu un succès médiatique important. Un an plus tôt, l’Assemblée nationale avait voté, à l’unanimité, la reconnaissance du Génocide de 1915. Le sujet est toujours d’actualité et une loi condamnant la négation du Génocide arménien est en attente d’approbation au Sénat. Traduit en turc, le livre a rencontré un réel succès en Turquie où, après un siècle de silence, on parle de plus en plus des « événements » de 1915. Récemment, des intellectuels turcs ont lancé un appel demandant pardon aux Arméniens et ont recueilli quelques dizaines de milliers de signatures.

Cette nouvelle édition coïncide avec le centenaire des massacres de 1909, en Cilicie. C’était là, pour les Jeunes Turcs, le ballon d’essai d’un projet diabolique - l’anéantissement d’une nation dans le but de s’approprier définitivement ses terres. Sans précédent dans l’histoire, ce Grand Crime (Metz Yéghern) sera commis durant la Première Guerre mondiale. Il restera impuni.

A propos de l'auteur :

Jean V. Guréghian est né à Paris en 1934, il est l’auteur de plusieurs livres et articles. Architecte diplômé de l’Institut Polytechnique d’Erevan, musicien de jazz et peintre, il est aussi connu pour avoir été le président fondateur du Comité du 24 Avril.

 

  • N° ISBN : 978-2-296-08315-8
  • Nombre de pages : 208
  • Prix éditeur : 29,00 €
  • fnac
  • L'Harmattan
  • Librairie Samuélian 51, rue Monsieur-le-Prince 75006 Paris - 01 43 26 88 65

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"Mémoires du génocide arménien"

Janine Altounian

1 avril 2009

Editions Presses Universitaires de France

 Quand un adolescent raconte le génocide arménien : de l'émotion du manuscrit original à son interprétation psychanalytique.

 Cet ouvrage à plusieurs voix porte sur la question de la transmission d’un héritage traumatique et de son mode d’élaboration au cours du travail analytique. Il a la particularité de comporter, en fac simile, le manuscrit original du témoignage autour duquel il s’origine et s’organise : le Journal de déportation de Vahram Altounian, traduit par Krikor Beledian, reçu et commenté par sa fille Janine Altounian, essayiste et traductrice. Il montre comment, à partir d’un écrit indéchiffrable pour tout lecteur néophyte, une expérience traumatique débutant à Boursa, petite ville d’Asie mineure, un « mercredi 10 août 1915 », passe par l’épreuve de sa traduction, celle de sa réception et de son élaboration subjective par un héritier pour se transmettre et aboutir, quasi un siècle plus tard, à la présente publication à laquelle contribuent :

o Krikor BELEDIAN, écrivain de langue arménienne, maître de conférences à l’Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales).
o Jean-François CHIANTARETTO, psychanalyste, professeur de psychopathologie (Université de Paris 13, UTRPP).
o Manuela FRAIRE, psychanalyste, membre titulaire de la SPI (Société Italienne de Psychanalyse) et de l’IPA.
o Yolanda GAMPEL, psychanalyste, membre titulaire de la SIP (Société Israélienne de Psychanalyse), représentant pour l’Europe au Conseil de l’IPA, professeur à l’Université de Tel-Aviv.
o René KAËS, psychanalyste, professeur émérite de l’Université Louis-Lumière Lyon 2.
o Régine WAINTRATER, psychanalyste, thérapeute familiale, maître de conférences Université Paris 7 - Diderot.

A propos de l'auteur :

  • JANINE ALTOUNIAN est essayiste et traductrice.
  • Co-traductrice de Freud depuis 1970 et responsable de l’harmonisation dans l’équipe éditoriale des Œuvres Complètes de Freud aux Presses Universitaires de France.
  • Née à Paris de parents arméniens rescapés du génocide de 1915, elle travaille par ailleurs sur la « traduction », dans le psychisme, d’un trauma collectif chez les descendants de survivants.
  • N° ISBN : 978-2-13-057327-2
  • Nombre de pages : 208
  • Prix éditeur : 32,00 €

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VERS L’EUROPE

du négationnisme au dialogue arméno-turc

Denis Donikian

10 mars 2009

Editions A d'Arménie

EXTRAIT :
Au nom de tous les miens, pardon Monsieur Erdogan !

 
Il appartient aux Arméniens de faire des excuses à la Turquie suite à leurs allégations erronées de génocide pendant la première guerre mondiale. a déclaré lundi 11 avril 2005, M. Recep Tayyip Erdogan, au cours de sa visite officielle en Norvège.
 
Ces enfants arméniens qu’on enterra vivants pas centaines remuent encore sous la terre autour de Diarbékir pour vous demander pardon. Ces déportés torturés par la soif que vos gendarmes attachaient face aux rivières ou promenaient le long des fleuves en leur défendant d’approcher ne sauraient faire moins eux aussi que d’implorer votre grâce.

Au nom de ceux qui se sont jetés dans les flots pour s’y noyer en apaisant leur soif ou de ceux qu’on fit boire aux rivières souillées par des cadavres arméniens, je vous demande pardon. « Pardon ! » auraient dit ces enfants arméniens, sans père ni mère, qu’on vendait pour deux médjidiés, soit 1,20 euro, sur les marchés d’Istanbul, capitale ottomane.

Ces filles qu’on passait aux soldats vous demandent elles aussi pardon d’avoir été violées ou d’avoir peuplé les harems de vos pères. On aurait pu aussi exiger de Madame Terzibachian d’Erzeroum de vous demander pardon pour avoir témoigné au procès Tehlirian en racontant comment à Malatia les femmes virent leurs époux tués à coups de hache avant d’être poussés dans l’eau et comment leurs bourreaux vinrent choisir les plus belles, transperçant de leur baïonnette celles qui s’y refusaient.

Mais Madame Terzibachian n’étant probablement plus de ce monde, je vous demande pardon à sa place d’avoir porté l’accusation contre le soldat qui trancha la tête de son propre frère sous les yeux de sa mère aussitôt foudroyée, et qui jeta son enfant pour la seule raison qu’elle le repoussait. Pardon de vous avoir offensé au nom des Arméniennes de Mardin dont on déshonora les cadavres encore frais. Les Arméniens qu’on jeta par centaines dans les gorges du lac de Goeljuk, non loin de Kharpout, selon ce que le consul américain nous en a rapporté, s’excusent par ma bouche d’avoir porté atteinte à votre honneur que leur mort accuse les Turcs de les avoir acculés dans une nasse avant de les égorger.

Je vous fais grâce de ces restes humains qu’on dépouilla de tout, de leurs maisons, de leurs biens, de leurs vêtements, de leurs enfants, et ces enfants de leurs propres parents, de leur innocence, de leur virginité, de leur religion, de l’eau qu’on boit quand on a soif, du pain quand on a faim, de leur vie autant que de leur mort, de leur paysage familier et de la terre de leurs ancêtres…

De tous ces gens me voici leur porte-parole, ils parlent en moi, je les entends agoniser dans mon propre corps, pour vous demander pardon d’avoir existé, pardon d’avoir été trompés, turcisés, torturés, ferrés comme des chevaux, violés, égorgés, éviscérés, démembrés, dépecés, brûlés vifs, noyés en pleine mer, asphyxiés, pour tout dire déshumanisés… Car vous n’êtes en rien responsable des malheurs absolus que vos frères inhumains firent subir aux nôtres, frères humains trahis dans leur humanité. Non, l’histoire de vos pères n’est pas votre histoire.

L’histoire de la Turquie ne naît pas sur ces champs de cadavres arméniens. Et pourquoi donc supporteriez-vous les péchés de vos pères ? Qui oserait vous faire croire que ces maisons désertées par les Arméniens ont été aussitôt habitées par les vôtres ? Que des villages entiers, vidés de leurs habitants naturels, ont été occupés par les vôtres, au nom d’une légitimité illégitime ? Que la ville de Bursa comptait 77 000 Arméniens durant la période ottomane, plus que deux au premier recensement ? Que les richesses de ces Arméniens pourchassés, déportés, anéantis aient nourri ces prédateurs qui furent d’une génération dont vous ne fûtes nullement engendré, Monsieur Erdogan.

Il faut que les Arméniens s’excusent d’avoir été là où vous n’étiez pas encore. Qu’ils s’excusent d’avoir proclamé depuis 90 ans, d’une manière ou d’une autre, par des livres ou de vive voix, par leur mort sur les chemins du désert ou leur vie dispersée aux quatre coins du monde, que le génocide arménien est et sera toujours le fond noir de l’identité turque.

  • N° ISBN : 978-9939-816-00-5
  • Nombre de pages : 252
  • Prix éditeur : 13,00 €
  • A d'Arménie
  • Librairie Samuelian 51 rue Monsieur le Prince Paris, 75006 Tél. 01.43.26.88.65

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