Sélection de parutions

lien

Le Guide de la Mémoire Arménienne en France

Une trace concrète de l’identité arménienne

Hrant Norsen

31 décembre 2012

Editions EDIPOL

Le Guide de la Mémoire Arménienne en France se propose de faire l’inventaire de tout ce qui, en France, constitue une trace concrète de l’identité arménienne. Dans ce but, Hrant Norsen, son auteur, a sillonné le pays pendant des années, pris des milliers de photographies, questionné nombre de collectivités locales et territoriales, interrogé la quasi totalité des responsables d’associations arméniennes, auxquels il faut ajouter des descendants des personnalités d’origine arménienne dont la mémoire a été honorée dans plus d’une centaine de villes et villages de France.

Le résultat est à la fois impressionnant, instructif et parfois inattendu.

Les traces de cette présence séculaire sont nombreuses : ainsi celle de la famille française des Lusignan, originaire du Poitou, dont plusieurs descendants ont occupé le trône du Royaume arménien de Cilicie ; ainsi les inscriptions en langue arménienne dans la Cathédrale de Bourges ou dans l’église de Tarascon, sans parler des églises de Pithiviers ou de Tallard et leurs évêques d’origine arménienne.

L’arrivée massive des Arméniens rescapés du génocide de 1915 date du début des années 1920. Ils commencent par s’installer à Marseille avant de remonter vers la vallée du Rhône puis la région parisienne. Malgré la dureté de la vie quotidienne, ils s’intègrent peu à peu dans leur milieu d’accueil, participent à la vie sociale du pays et dans le même temps construisent des églises, des écoles, des lieux de vie socio-culturels. Qu’ils soient citoyens français à part entière, étrangers ou apatrides, ils participent à la défense et à la libération de la France notamment pendant la Seconde Guerre mondiale, comme soldats ou résistants volontaires. Parmi eux, honoré dans de nombreuses communes, Missak Manouchian apparaît comme l’incarnation du patriotisme et du courage au service de la France. Jusqu’au sacrifice suprême. Il ne fut pas le seul. D’autres Arméniens, écrivains, artistes, intellectuels, journalistes, entrepreneurs..., seront à leur tour choisis par telle ou telle municipalité pour donner leur nom à une rue, un boulevard, une avenue, un rond-point, un parc ou un jardin.

 

 

A propos de l'auteur :

Hrant Norsen est né en 1948 à Zara (Sébaste).
Après ses études au Collège Sahakyan et au Lycée arménien Guetronagan, il termine ses études supérieures à la Faculté des Sciences Economiques d'Istanbul.
Installé à Chaville depuis 1970, il participe à la vie de la Communauté arménienne dont il a reconstitué les archives, ainsi qu'à diverses actions humanitaires pour l'Arménie.
Dans le cadre de l'éphorie de l'Eglise arménienne Saint Grégoire l'Illuminateur de sa ville, il collabore activement à la réalisation de son périodique Tertig.
Il est marié et père d'un garçon.

  • N° ISBN : 9 782 013 444 03 4
  • Nombre de pages : 192
  • Prix éditeur : 18,00 €

Haut de page


lien

De la cure à l'écriture

L'élaboration d'un héritage traumatique

Janine Altounian

30 mai 2012

Editions PUF

Dans ce livre sur la transmission, l’auteur illustre par des exemples personnels le rapport existant entre le travail de la cure et celui de l’écriture lors de l’élaboration d’un héritage traumatique : écrire, c’est-à-dire traduire au monde, ressenti comme étranger au désastre familial, l’espace mortifère d’un héritage psychique peut faire partie intégrante de cette élaboration. Toute publication visant à socialiser une subjectivité que la cure laisse peu à peu émerger d’un monde frappé d’invisibilité relance en effet le travail inconscient sur une voie novatrice en dessinant de nouveaux contours à l’intériorité de l’analysant/écrivant.
Le parcours analytique esquissé ici cherche à témoigner de ce qui s’est transmis aux descendants des survivants, tous disparus à présent, du génocide arménien de 1915, nié par l’État turc. Aboutissant à la réappropriation et à l’amour de cette transmission, il peut être lu comme un cas clinique intéressant les psychanalystes et les héritiers de diverses catastrophes historiques. Il montre par ailleurs combien une telle élaboration est également tributaire du poids des valeurs démocratiques au sein du pays d’accueil des survivants.

A propos de l'auteur :

Janine Altounian, essayiste, est par ailleurs co-traductrice et responsable de l’harmonisation des Œuvres complètes de Freud, aux PUF, sous la direction de Jean Laplanche. Née à Paris de parents arméniens rescapés du génocide de 1915, elle travaille sur la « traduction » de ce qui se transmet d’un trauma collectif aux héritiers des survivants.

  • Nombre de pages : 240
  • Prix éditeur : 27,00 €

Haut de page


lien

Les enfants de l’oubli

Raffy Shart

5 avril 2012

Editions Le Cherche Midi

Dans la lignée de Docteur Jivago et de Lawrence d’Arabie, une fresque romanesque inoubliable avec en toile de fond la tragédie du peuple arménien.

 

Printemps 1914, Bitlis, ancienne province du royaume d’Arménie, à l’est de l’Empire ottoman.

Kévork et Zevart se jurent leur amour mais doivent se dire adieu. La jeune fille part vivre à Paris, son père souhaite l’éloigner d’un danger qu’il pressent imminent. Kévork essaye de la retenir, mais devant le désir de Zevart de découvrir la capitale des Lumières, il ne peut que lui jurer d’attendre son retour. À peine un an plus tard, l’illusoire paix entre les Turcs et les Arméniens vole en éclats : les « bataillons de bouchers » débarquent à Bitlis. Les « Jeunes turcs » qui ont pris le pouvoir dans l’Empire ottoman ont donné l’ordre d’arrêter et de déporter des millions d’Arméniens.

Commence alors pour Kévork et ses proches une traque marquée par la violence et les atrocités.

De la déportation dans les camps de Ras Ul-Ayn à la prison de Topkapi, des montagnes de Sassoun à la rencontre avec Lawrence d’Arabie et les tribus bédouines du Wadi Rum, en passant par les États-Unis d’Amérique et la naissance de la Mafia ou encore Paris dans ses « années folles », ce roman raconte le destin croisé de Zevart et Kévork sur plusieurs décennies.

A propos de l'auteur :

Raffy Shart est un réalisateur, scénariste et compositeur d’origine arménienne.

  • Nombre de pages : 868
  • Prix éditeur : 21,00 €

Haut de page


lien

"LES RESTES DE L'ÉPÉE"

Les Arméniens cachés et islamisés de Turquie

Laurence Ritter
Max Sivaslian

31 mars 2012

Editions Éditions Thaddée

Près d'un siècle après le génocide de 1915 qui a décimé la population arménienne de l'Empire ottoman, Laurence Ritter (journaliste et sociologue) et Max Sivaslian (photographe) ont sillonné les territoires ancestraux des Arméniens, à l'est de la Turquie, à la recherche des descendants des survivants.

Ce livre comble un vide. Le thème des survivants restés sur place a été très peu exploré. Qui sont-ils? Essentiellement des femmes et de jeunes enfants, enlevés et convertis de force à l'islam, ainsi que de rares Arméniens qui ont bénéficié de protections, « les restes de l'épée » selon la terrible expression turque.

Ces survivants commencent à briser un tabou en révélant leurs origines arméniennes. Ils seraient des centaines de milliers, voir des millions. Ni Turcs, ni Arméniens modèles, ils sont rejetés.
Hrant Dink, leur Martin Luther King, a été assassiné le 19 janvier 2007 devant le siège de son journal, Agos, en plein centre d'Istanbul.
 

  • N° ISBN : 978 2919131044
  • Prix éditeur : 25,00 €

Haut de page


lien

Un certain mois d'avril à Adana

Daniel Arsand

31 août 2011

Editions Flammarion

Vahan avait acheté à Constantinople un cahier aux feuilles réglées, d'un papier vaguement bleuté, d'excellente qualité, fabriqué en Allemagne, pour y résumer les discours, les diatribes et les discussions dont n'étaient pas avares ses camarades. Dans la matinée de ce mardi il l'ouvrit pour la première fois depuis son achat et inscrivit au crayon sur la page de garde un nom  : Gladys Heather, qu'il entoura par les prénoms des enfants qu'il pourrait avoir avec elle – Endza, Noubar, Simon. Et qu'il n'aurait jamais. Il ne la reverrait plus, il en avait l'intuition. Ces prénoms filaient un espoir, un rêve. Puis il dressa la liste des personnes parmi lesquelles pouvait se trouver son assassin. Les treize gars du groupe lui apparurent aussitôt : silhouettes et faces d'hommes qu'un bref éclat de mémoire illuminait. Il n'avait plus d'amis, il n'y avait pas d'agneaux en ce monde. Les visages se surimposaient. Que tracer de plus que des noms ? Il écrivit ensuite ceux-ci : Verginé Papazian, Atom Papazian, Arsinée, Haygouhie, auxquels il ajouta des mots sans suite, d'une consolante absurdité : roc, manger, cendres, pipe, crin, corne, rivière, huile, peuplier, carpe, héron. Il enverrait cet après-midi un télégramme à Gladys Heather. Il irait de par les rues et s'exposerait à la vue de tous. Il verrait certainement l'autre, celui qui est muet et qui frappe. Il y aurait combat. Je serais vainqueur, je le dois, se dit-il, je le dois à Atom et Verginé. On ne touchera pas à un cheveu des Papazian.

A propos de l'auteur :

Écrivain et éditeur, Daniel Arsand est notamment l'auteur de :
  • La Province des ténèbres (Phébus, prix Femina du premier roman, 1998),
  • Lily, En silence et Des amants (Stock, 2008, Livre de Poche 2010).
  • Nombre de pages : 384
  • Prix éditeur : 20,00 €

Haut de page


Page : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16

Nous écrire Haut de page Accueil XHTML valide CSS valide