Sélection de parutions

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La flotte française au secours des Arméniens

Georges Kévorkian

1 décembre 2008

Editions MARINES éditions Tél. : 02 99 32 58 47

Avril/mai 1909

L’Empire ottoman, depuis juillet 1908, est aux mains des « Jeunes-Turcs » qui ont renversé le régime du sultan Abdul Hamid  le « Grand Saigneur »), promettant la mise en oeuvre de la constitution libérale de 1876, jamais appliquée. Des troubles éclatent en Cilicie où les nationalistes turcs, de crainte que cette constitution leur fasse perdre leur prééminence vis-à-vis des autres  ommunautés non musulmanes, notamment des Arméniens fortement implantés dans cette province, s’en prennent à ces  derniers qui sont ainsi l’objet d’une terrible oppression. Les missions chrétiennes de la région ne sont pas épargnées. Alertés, les pays occidentaux dépêchent leurs navires de guerre pour aider, secourir leurs ressortissants et les communautés arméniennes. La France, n’est pas en reste : l’escadre légère de Méditerranée, sous les ordres du contre-amiral Pivet, rallie le golfe d’Alexandrette. On assistera alors à une opération d’ingérence d’humanité en territoire turc…

Septembre 1915

La « Grande Guerre » a éclaté en août 1914 : l’Empire ottoman s’est allié aux Empires allemand et austro-hongrois pour combattre les pays de « l’Entente », Grande-Bretagne, Russie et France. La 3ème escadre de la flotte de combat française en Méditerranée, sous les ordres du contre-amiral Darrieus qui vient d’assurer l’intérim du vice-amiral Dartige du Fournet appelé à remplacer le vice-amiral Boué de la Peyrère à la tête de l’armée navale, surveille les côtes syriennes. Le gouvernement turc a décrété l’extermination de sa population arménienne. Des villageois arméniens de la région du Mont Moïse, en bordure du golfe d’Alexandrette, sont acculés sur la plage : leur héroïsme face aux soldats turcs ne peut tenir encore plus longtemps. Les marins français vont sauver ces Arméniens en les recueillant sur leurs navires et en les transportant dans des camps de réfugiés à Port-Saïd. On assistera alors à une opération de sauvetage de 4000 Arméniens, remarquablement organisée par la Marine française….

 

  • Nombre de pages : 128
  • Prix éditeur : 29,00 €

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Turquie, terre de diaspora et d'exil

Histoire des migrations politiques de Turquie

Bahar Kimyongür

23 novembre 2008

Editions Editions Couleur Livres

 

S’il est une douleur qui unit les Turcs, les Kurdes, les Arméniens, les Arabes, les Juifs, les Assyro-Chaldéens, les Musulmans sunnites, les Alevis et les Yézidis de Turquie, c’est l’exil.

Ce livre retrace l’histoire des mouvements migratoires en partance et à destination de l’Anatolie. Il analyse en particulier l’exil politique provoqué par les juntes militaires turques de 1971 et 1980. Il décortique le contexte de la “guerre froide” qui amena les généraux turcs à éradiquer les divers courants de gauche, principaux sujets à l’exil. Il décrit ensuite la vie associative des communautés diasporiques et transnationales engendrées par la répression militaire ainsi que le point de vue et l’attitude des mouvements de résistance antifascistes à l’égard de l’exil.

Enfin, l’auteur présente une catégorie particulière d’exilés à laquelle il adhère lui-même : celle des “demi-exilés”, ces enfants d’immigrés de la deuxième ou de la troisième génération, dotés de la double nationalité, mais recherchés dans le pays d’origine de leurs parents à cause de leur “activité dissidente”.

Ce livre démontre avec pertinence le caractère inéluctable des diverses formes d’émigration à partir de la Turquie en l’absence d’une démocratisation sincère et radicale de ce pays.

Né en 1974 à Bruxelles, Bahar Kimyongür est licencié en archéologie et en histoire de l’art. Il milite pour la défense des minorités et l’émancipation sociale en Turquie, un engagement qui lui vaut d’être poursuivi et harcelé sous l’accusation abusive d’activité terroriste par le Parquet fédéral belge ainsi que par le régime d’Ankara.

  • N° ISBN : 978-2-87003-509-2
  • Nombre de pages : 136
  • Prix éditeur : 15,00 €

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Un acte honteux

Le génocide arménien et la question de la responsabilité turque.

Taner Akçam

22 novembre 2008

Editions Denoël

Couverture du livre : Un acte honteux

«Un acte honteux» : tels sont les mots employés par Mustafa Kemal lui-même, père de la Turquie moderne, pour qualifier le génocide des Arméniens à partir de 1915 (un million de victimes). Pourtant, aujourd'hui encore, les historiens turcs ne peuvent travailler sereinement sur cette question, la contestation de la ligne officielle héritée de la fondation de la République étant passible de poursuites.

L'exception est très certainement Taner Akçam, historien turc vivant en exil et spécialiste des archives ottomanes. Partant d'une analyse rigoureuse de documents militaires et judiciaires inédits, ainsi que des minutes des débats parlementaires, des correspondances privées et des comptes rendus de témoins oculaires, il clôt définitivement le débat sur la principale question : celle de la responsabilité.

 

Akçam montre de manière irréfutable – puisque ce sont les documents ottomans qui parlent – que, loin de n'être qu'une conséquence aussi fâcheuse qu'involontaire de la Première Guerre mondiale, le génocide fut soigneusement planifié et exécuté par le parti au pouvoir à l'époque, le comité Union et Progrès, plus connu sous le nom de «Jeunes-Turcs».

Ce n'est pas le point de vue des victimes mais celui des assassins qui est décortiqué ici. Akçam éclaire par là même les mécanismes psychologiques profonds qui ont poussé les agents de l'Empire ottoman finissant à se transformer en bourreaux avec autant d'aisance. Il montre aussi comment la Turquie a réussi à éluder ses responsabilités en jouant sur les rivalités étrangères dans la région et l'échec à traduire en justice les responsables.

Sans provocation ni militantisme, à l'heure où se pose la question de l'adhésion à l'Europe, Taner Akçam appelle les Turcs à tourner le dos au discours négationniste officiel et à affronter enfin, sans crainte, la réalité de l'histoire de leur pays.

A propos de l'auteur :

Taner Akçam, 55 ans, est historien.

Au milieu des années 70, il est emprisonné en Turquie pour avoir milité à l'extrème gauche et est "adopté" comme prisonnier d'opinion par Amnesty International.

Auteurs de nombreux articles et ouvrages sur les relations entre Turcs et Arméniens, il enseigne à l'Université Clark, dans le Massachusetts

  • N° ISBN : 2207259633
  • Nombre de pages : 490
  • Prix éditeur : 25,00 €
  • amazon
  • fnac
  • alapage
  • Denoël
  • Librairie Orientale 51, rue Monsieur-le-Prince 75006 Paris

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Die Türkei, die Juden und der Holocaust

La Turquie, les Juifs et la Shoah

Corry Guttstadt

1 octobre 2008

Editions Assoziation A (Hambourg-Berlin)

Durant des années, le gouvernement turc et ses zélés propagandistes ont affirmé que les Juifs furent bien traités à travers l’histoire de la Turquie.

Ces dernières années, la Turquie se trouvant soumise à une intense pression internationale pour qu’elle reconnaisse le génocide arménien, les officiels turcs ont décidé de présenter une image plus positive de leur pays en contraignant des dirigeants juifs locaux à faire des déclarations publiques selon lesquelles leur communauté vivrait dans la paix et la prospérité depuis des siècles.

Les dirigeants juifs de Turquie se plièrent aux ordres du gouvernement turc afin d’assurer la sécurité de leur communauté et préserver leurs propres intérêts.

Or, peu de recherches ont été menées sur la véritable situation de la communauté juive dans l’empire ottoman et la république de Turquie. La chercheuse allemande Corry Guttstadt vient de combler ce vide en publiant une étude exhaustive de 520 pages sur les agissements répréhensibles de la Turquie pendant la Shoah. Le titre allemand du livre est : Die Türkei, die Juden und der Holocaust [La Turquie, les Juifs et la Shoah]. En se basant sur des matériaux d’archives situés dans plusieurs pays européens, elle est parvenue à se documenter sur le destin tragique des Juifs de Turquie durant la Shoah.

Dans un interview mené par Sonja Galler et publié sur www.qantara.de, Guttstadt explique pourquoi la communauté juive en Turquie a décru de 150 000 membres durant la Première Guerre mondiale à seulement 20 000 actuellement.

« Présenter l’empire ottoman comme un « paradis multiculturel » est absurde et contraire à l’histoire, dit-elle. Comme les non musulmans, les Juifs étaient soumis à d’innombrables contraintes. De même que les chrétiens, ils devaient payer une capitation et étaient obligés d’avoir un comportement de soumission à l’égard des musulmans. »

Ayant été témoins du génocide du peuple arménien, les Juifs furent terrifiés à l’idée de subir un destin similaire. Afin d’assurer leur sécurité et leur survie, ils firent tout leur possible, y compris la conversion à l’islam, pour prouver qu’ils étaient de loyaux sujets turcs.

« Au début, la plupart des Juifs se virent comme alliés du mouvement kémaliste et considérèrent la nouvelle république avec des attentes largement positives, explique Guttstadt. Ces espoirs furent rapidement brisés car, malgré leurs tentatives pour s’adapter et leurs protestations de loyauté, les Juifs devinrent rapidement une cible pour le nationalisme rigide de la jeune république. Un des traits politiques caractéristiques de celle-ci était la « turcification » de l’Etat, de l’économie et de la société. » Résultat, les Juifs furent « progressivement exclus de toute une série de professions et de secteurs économiques. Ce qui conduisit nombre d’entre eux à émigrer » de la Turquie.

Dans l’entre-deux-guerres, l’intolérance se fit grandissante en Turquie à l’encontre des Juifs et des autres minorités. Selon Guttstadt, « des brochures antisémites comme les Protocoles des Sages de Sion parvinrent en Turquie et furent traduites en turc dans les années 1930. Suite à un séjour en Allemagne, Cevat Rifat Atilhan, que l’on pourrait présenter comme le père de l’antisémitisme musulman en Turquie, commença à publier le journal antisémite Milli Inkilap [Révolution Nationale] à Istanbul, lequel contenait des caricatures antisémites reprises directement du journal nazi Der Sturmer [L’assaillant]. Les Protocoles des Sages de Sion et Mein Kampf n’ont cessé d’être réédités à ce jour. Parmi les mesures à caractère nationaliste, qui affectaient non seulement les Juifs, mais aussi les Kurdes, les Arméniens et les Grecs, le déplacement forcé, le soi-disant « impôt sur la richesse » - qui conduisit à la confiscation des biens de ceux qui n’étaient pas en mesure de payer les sommes fréquemment arbitraires et souvent astronomiques, dont ils devaient s’acquitter -, ainsi que les camps de travaux forcés en Anatolie orientale. »

Avant la Seconde Guerre mondiale, près de 30 000 Juifs turcs fuirent en Europe afin d’échapper à ce traitement injuste et parfois cruel. Ils ignoraient qu’un sort plus tragique encore les attendait. En 1942, l’Allemagne nazie demanda à Ankara de transférer ses citoyens juifs des territoires occupés par le Reich allemand, afin qu’ils ne soient pas réunis au reste de la communauté juive d’Europe. Ankara refusa néanmoins d’autoriser leur retour en leur retirant la citoyenneté turque. Résultat, plusieurs milliers de Juifs turcs périrent après avoir été expédiés dans des camps de concentration allemands.

Guttstadt fait aussi justice de cette imposture maintes fois répétée, selon laquelle la Turquie aurait constitué un asile sûr pour de nombreux Juifs d’Europe durant la Shoah. Elle établit que certains consuls de Turquie dans les pays européens, qui intervinrent pour obtenir la libération de Juifs turcs incarcérés, ne l’ont pas toujours fait « pour des raisons purement humanitaires », mais « pour se remplir les poches ».

Cet ouvrage clé de Corry Guttstadt doit être traduit et publié en plusieurs langues afin d’exposer la politique raciste et criminellement négligente du gouvernement turc vis-à-vis de ses citoyens juifs durant la Shoah.

Traduction : © Georges Festa – 12.2009

A propos de l'auteur :

Corry Guttstadt a étudié le turc et l’histoire à l’université de Hambourg. Elle mène, en indépendante, des recherches sur les minorités religieuses et ethniques de Turquie.

Autre ouvrage :

Les Juifs turcs abandonnés au nazisme

En refusant de rapatrier les Juifs venus de Turquie, comme l’Allemagne nazie le lui avait demandé en octobre 1942, Ankara se serait rendu coupable d’un « refus d’assistance » à leur égard. Cette thèse est avancée par l’historienne allemande Corry Guttstadt, auteure de la première étude académique sur la question.

  • N° ISBN : 978-3-935936-49-1
  • Nombre de pages : 520
  • Prix éditeur : 26,00 €

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LE VANETSI

Une enfance arménienne

Victor Gardon

11 juin 2008

Editions Stock

Couverture du livre : LE VANETSI

Réédition en un seul volume de la célèbre saga de Victor Gardon parue entre 1959 et 1970, Le Vanetsi nous emmène sur les pas de Vahram, jeune garçon arménien qui vit à Van au début du XXe siècle avec sa famille et surtout sa grand-mère, personnage irrésistible, chef de famille qui soigne, conseille, écoute. Dans cette chronique villageoise, vibrante, chatoyante, Vahram chante l'apprentissage de la vie par un enchaînement de tableaux, de tranches d'existence, sa découverte de l'amour, de la mort, de l'injustice et de la cruauté. L'Arménie, alors sous domination turque, va connaître une succession de bouleversements et de troubles terribles. Après l'accession au pouvoir du parti des Jeunes-Turcs qui détrône le sultan et l'espoir qu'elle suscite chez les Arméniens, la guerre de 1914 éclate. Les massacres commencent et c'est l'arrachement à la maison ancestrale et le début de l'exode pour toute la famille de Vahram. De Van à Igdir et d'Igdir à Tiflis, elle va errer dans un pays en ruine, semé de charniers, éventré par les pillages, la torture et les incendies. Au début de la révolution russe, en 1917, la famille, devant l'avancée turque et sans espoir de retour dans sa ville natale, décide de quitter la Géorgie et prend une nouvelle fois la route. Elle n'est donc pas ordinaire, l'enfance de Vahram, lui qui nous raconte ce qu'il voit, ce qu'il vit, sans donner aux drames des couleurs outrées et sans se départir du ton de l'enfance qui mêle peur, émoi et merveilleux. C'est cette poésie qui fait la force de ce texte, lui donne une dimension de véritable leçon d'humanité, un appel à la conscience des hommes.

A propos de l'auteur :

Victor Gardon, Vahram Gakavian de son nom arménien, est né le 25 mai 1903 à Van, dans ces territoires de l'Arménie historique sous domination ottomane et a survécu au génocide perpétré en 1915 à l'encontre du peuple arménien par le gouvernement Jeune- Turc. Il est mort le 29 janvier 1973 à Paris. Il venait de terminer un roman historique sur Agnès Sorel ainsi que le quatrième tome de sa grande saga, Neiges et Azurs, lorsqu'il succomba à une crise cardiaque. Le manuscrit disparut, mais il pourrait bien réapparaître.

  • N° ISBN : 2234061261
  • Nombre de pages : 1030
  • Prix éditeur : 29,00 €
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  • Stock
  • LIbrairie Samuélian 51 rue Monsieur Le Prince 75006 PARIS - 01 43 26 88 65

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