Sélection de parutions

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Arménie 1915

un génocide exemplaire

Jean-Marie Carzou

25 octobre 2006 (réédition)

Editions Calmann Lévy

Couverture du livre : Arménie 1915

Quand ce livre parut pour la première fois en 1975, c'était aussi la première fois que le génocide subi par le peuple arménien en 1915 était relaté en français. Ce fait historique a pourtant encore bien du mal à trouver sa place dans l'histoire du XXe siècle, même si depuis quelques années un mouvement puissant l'a fait reconnaître de tous… à l'exception des auteurs du crime ! La République turque continue toujours en effet de nier la responsabilité de ses prédécesseurs jeunes Turcs, au point d'avoir maintenu comme délit dans son code pénal - même révisé récemment pour faciliter son adhésion à l'Union européenne - le seul fait de nommer le génocide arménien.

Aussi n'est-il pas indifférent que l'Année de l'Arménie en France ait accordé son label à la réédition d'un ouvrage précurseur sur ce génocide que la loi française a reconnu comme tel en 2001. C'était aussi l'occasion de revenir, par une réflexion historique et politique inédite, sur tous les développements de la question arménienne en France depuis les années soixante jusqu'à aujourd'hui.

A propos de l'auteur :

Jean-Marie Carzou est ancien élève de l'ENS (rue d'ULM, 1960). Longtemps responsable de programme à la direction de la télévision française au temps de l'ORTF puis initiateur des émissions à destination des travailleurs émigrés, il a produit et réalisé nombre d'émissions culturelles et publié plusieurs livres.

  • N° ISBN : 2702137180
  • Nombre de pages : 333
  • Prix éditeur : 19,50 €
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Le Génocide des Arméniens

Raymond Kevorkian

21 septembre 2006

Editions Odile Jacob

Couverture du livre : Le Génocide des Arméniens

Entre 1915 et 1916, ce sont près de 1 500 000 Arméniens ottomans qui perdent la vie. Parmi les innombrables violences perpétrées au cours de la Première Guerre mondiale, leur extermination constitue l’épisode le plus sanglant touchant des populations civiles.

Voici, pour la première fois, non seulement l’histoire, mais aussi la « géographie » exhaustive du génocide, région par région. Cette étude rigoureuse et complète permet de comprendre la genèse de ces crimes de masse, aboutissement d’un long processus au cours duquel l’élimination physique d’une partie de sa propre population a été conçue comme la condition nécessaire à la construction de l’État-nation turc.

Au-delà de la mémoire, ce livre-monument invite à une réflexion sur les fondements idéologiques et culturels d’une société qui rejette son passé et ne parvient pas à assumer son histoire.

A propos de l'auteur :

Raymond Kévorkian est historien. Il enseigne à l'Institut français de géopolitique (université Paris-VIII-Saint-Denis) et dirige la Bibliothèque arménienne Nubar. Il est également l'auteur d'une dizaine d'ouvrages consacrés à l'histoire moderne et contemporaine de l'Arménie et des Arméniens.

  • N° ISBN : 2738118305
  • Nombre de pages : 1007
  • Prix éditeur : 39,90 €
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Le génocide des Arméniens

Origine et permanence du crime contre l'humanité

Jean-Baptiste Racine

17 août 2006

Editions Dalloz-Sirey

Couverture du livre : Le génocide des Arméniens

Le génocide des Arméniens en 1915, fait historique établi de façon probante et certaine, sollicite la matière juridique. C'est à partir de cet événement qu'a été fondé le concept de crime contre l'humanité en tant qu'infraction pénale internationale et le problème de la négation du génocide par la Turquie n'est toujours pas réglé. Si le crime contre l'humanité est entré dans le droit positif en 1945 au procès de Nuremberg, il faut remonter à la déclaration des Alliés du 24 mai 1915 adressée à l'Empire ottoman qui dénonçait « les crimes contre l'humanité et la civilisation » commis à l'encontre des. Arméniens pour en saisir l'origine.

Mais, alors qu'en 1920 le traité de Sèvres prévoyait tribunal international pour juger les responsables des massacres de déportations, il ne fut jamais ratifié et le traité de Lausanne de 1923 établit en annexe, une clause d'amnistie générale pour tous les responsables turcs qui ne furent jamais inquiétés. Seuls eurent lieu quelques procès, ersatz de justice, tenus par des cours martiales ottomanes. L'égoïsme des Etats et les tractations politiques l'emportaient sur le souci d'une véritable justice internationale indépendante.

Aujourd'hui, l'Etat turc ne peut être contraint, ni à reconnaître le génocide (la Commis européenne n'en a pas fait une condition sine qua non d'entrée dans la Turquie dans l'Union), ni à verser des indemnités ou à opérer des restitutions, même s'il peut être tenu pour responsable des massacres, destructions et spoliations commis sous l'Empire ottoman. Cependant, le droit fait évoluer la situation : la loi du 29 janvier 2001 portant reconnaissance par la France de ce génocide crée une norme de droit juridiquement constituée au-delà de sa portée symbolique. Des propositions de lois, en cours d'examen, visent à étendre au cas arménien la responsabilité pénale pour contestation de crime contre l'humanité. L'une d'elle devait faire l'objet d'un vote le 18 mai 2006 mais son examen a été reporté.

Le problème juridique posé par les événements de 1915 n'est pas clos. La procédure d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne relancera nécessairement le débat. L'ouvrage s'adresse aux spécialistes du droit international pénal, à la communauté arménienne francophone à qui elle fournira des explications inédites, et à tous ceux qui souhaitent en savoir plus.

A propos de l'auteur :

Jean-Baptiste Racine professeur de droit privé à l'université de Nice Sophia-Antipolis enseigne le droit international.
  • N° ISBN : 2247066224
  • Nombre de pages : 175
  • Prix éditeur : 20,00 €
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Eclats de voix

Recueil de textes 1974-2005

Yves Ternon

22 juin 2006

Editions Editions du Félin

Couverture du livre : Eclats de voix

Présentation de l'éditeur
Ce livre retrace un itinéraire de trente années de collaboration épisodique au quotidien arménien Haratch. Ce sont là vingt articles d'un historien qui, par moments, a besoin de s'exprimer hors de l'enceinte d'une université bridée par des règles de courtoisie et de hausser le ton pour jeter quelques éclats de voix afin
d'apaiser son indignation devant le mensonge et la mauvaise foi. Ce sont aussi des hommages rendus en maintes occasions. Ce sont enfin des jalons qui marquent l'évolution du double processus de connaissance et de reconnaissance
du génocide arménien, des années de turbulences d'une mémoire arménienne blessée par le négationnisme aussi obsessionnel qu'absurde de la Turquie.

A propos de l'auteur :

Yves Ternon est docteur en histoire. Il a consacré l'essentiel de son œuvre à des recherches sur les génocides perpétrés au XXe siècle. Il a notamment publié Les Arméniens, histoire d'un génocide, Editions du Seuil, 1977, Editions du Seuil, coll. Points Histoire 1996 ; l'Etat criminel. Les génocides du XXe siècle, Editions du Seuil, 1995 ; Innocence des victimes. Au siècle des génocides, Desclée de Brouwer, 2000 et Empire ottoman. Déclin, chute, effacement, Le Félin-Editions Michel de Maule, 2002, Le Félin Poche, 2005.

  • N° ISBN : 2866456351
  • Nombre de pages : 156
  • Prix éditeur : 9,00 €
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La perversion historiographique

une réflexion arménienne

Marc Nichanian

février 2006

Editions Ligne Et Manifeste

Couverture du livre : La perversion historiographique Ce livre porte sur la vérité en histoire et le statut moderne du témoignage. La crise de la représentation provoquée par les événements génocidaires du XXe siècle n'a pas épargné l'histoire en tant que discipline scientifique. Il est en effet possible, sans déroger aux règles de celle-ci, de nier méthodiquement l'existence des chambres à gaz ou la réalité de la destruction délibérée des Arméniens de l'Empire ottoman au début du siècle passé. Dès lors, la possibilité et les modalités de la restitution des faits, qui ont toujours été au coeur de la réflexion historiographique, ne sont pas les seules à être aujourd'hui sujettes à caution. Marc Nichanian en fait la démonstration, en s'appuyant sur les réflexions menées et suscitées par Lyotard, Agamben, Antelme, Derrida, Hayden White et par les penseurs arméniens de la Catastrophe au XXe siècle. C'est l'existence du fait historique en tant que tel qui est désormais remise en cause, depuis que les différentes machines génocidaires, puissamment relayées par ce que l'auteur appelle ici la «perversion historiographique», ont fait de la destruction de la réalité leur ambition propre. Ceci conduit naturellement au débat sur la signification du droit face à l'histoire et à une interrogation insistante sur ce qui permet à l'historien (et non par exemple au juge ou au législateur) de se poser comme le «gardien des faits».

A propos de l'auteur :

Marc Nichanian est professeur associé de langue et littérature arméniennes à Columbia University, New York.
  • N° ISBN : 2849380466
  • Nombre de pages : 211
  • Prix éditeur : 17,00 €
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