Sélection de parutions

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VOUS N'EXISTEZ PAS

Négationnisme et mensonge d'État.

Sévag Torossian

1 mars 2013

Editions L'Harmattan

Le négationnisme est la dissimulation du crime de génocide. Cette infraction est concomitante au crime : en même temps que le criminel opère, il efface les preuves du génocide. Sous l'angle du mensonge d'État, ce concept couvre ainsi une définition plus large que celle retenue actuellement par le droit positif. Un an après l'invalidation de la loi Boyer par le Conseil constitutionnel, l'auteur revient sur la pénalisation du négationnisme du génocide arménien.

A propos de l'auteur :

Sévag TOROSSIAN est Avocat au Barreau de Paris.

  • Écrivain et Conseiller du Centre d'Information Stratégique et Économique,
  • Docteur en Droit de l'Université Panthéon-Assas,
  • Membre du Conseil scientifique de l’Institut de droit pénal (Barreau de Paris),
  • Membre de l'ADAP (Association des avocats pénalistes), de l'AFDD (Association française des docteurs en droit) et de l'AFAJA (Association des avocats et juristes arméniens).


 

  • N° ISBN : 978-2-343-00351
  • Nombre de pages : 134
  • Prix éditeur : 13,30 €

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Sur la route de l'exil.

Aram Andonian

2 février 2013

Editions MētisPresses

Sur la route de l'exil est le récit d'un survivant qui n'aurait pas dû survivre. ­


Andonian nous emmène au sein de ce groupe d'enseignants, d'artistes, de journalistes, de commerçants, d'hommes politiques qui constituait la tête pensante et agissante de la communauté arménienne d'Istanbul. D'abord incrédule quant aux véritables motivations du gouvernement jeune-turc, cette élite sera finalement éliminée en ­Anatolie centrale.

Tout en dépeignant une culture en sursis à travers ses personnages les plus notables, ce texte évoque les premiers moments du processus d'ané­antissement, au cours desquels les mensonges des bourreaux masquaient encore la possibilité du pire.

 

Dans ce feu infernal retrace sur le mode de l'enquête journalistique le parcours de Parsègh Chahbaz, jeune Arménien déporté, qui finira assassiné. D'Istanbul à Kharpért, Aram Andonian tente de restituer l'errance de son ami à travers le désastre collectif.

A propos de l'auteur :

Aram Andonian est né en 1876 à Constantinople. Journaliste, écrivain et auteur d'une Histoire de la Guerre des Balkans, il fait partie de l'élite arménienne constantinopolitaine arrêtée dès le 24 avril 1915, déportée et presque intégralement supprimée. Survivant, il termine sa vie en exil à Paris, où il devient le premier conservateur de la bibliothèque Nubar. Il consacrera le reste de son existence à témoigner de la destruction du monde arménien ottoman. Il est mort en 1952.

Hervé Georgelin est historien et traducteur de l'arménien et du grec moderne. Il a traduit En ces sombres jours du même Aram Andonian (Metispresses, 2007) et Le crépuscule des fourmis de Zavèn Bibérian (Metispresses, 2012). Il est l'auteur de La fin de Smyrne. Du cosmopolitisme aux nationalismes (CNRS éditions, 2005).

  • N° ISBN : 978-2-940406-67-8
  • Nombre de pages : 203
  • Prix éditeur : 19,00 €

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L’Agonie d’un peuple

Témoignage traduit de l’arménien par Marc Nichanian

Zabel Essayan
Hayg Toroyan

1 janvier 2013

Editions Classique GARNIER

LITTÉRATURE, HISTOIRE, POLITIQUE
SOUS LA DIRECTION DE CATHERINE COQUIO, LUCIE CAMPOS ET EMMANUEL BOUJU

 

L’Agonie d’un peuple (1917) est le premier témoignage arménien à faire exister l’événement au-delà du simple document. C’est là qu’est né ce que nous appelons aujourd’hui « témoignage ». La postface du traducteur propose une réflexion contextuelle sur les apories du témoignage catastrophique.


Marc Nichanian a enseigné la littérature arménienne à l’université Columbia de New York. Il enseigne aujourd’hui la philosophie à l’université Sabanci d’Istanbul, comme professeur invité. Il est l’auteur de La Perversion historiographique (Paris, 2006) et d’une trilogie sur les rapports entre la littérature et la Catastrophe intitulée Entre l’art et le témoignage (Genève, 2006).

Ce texte, paru à Bakou en 1917, est issu du témoignage majeur de Haig Toroyan, témoin des camps de concentration du bord de l'Euphrate,
transcrit par la romancière, journaliste et essayiste Zabel Essayan.
Il s'agit du tout premier grand récit arménien sur l'extermination alors en cours.
 
Dans une longue postface, "La voix et la plume", Marc Nichanian, le traducteur, évoque les questions posées par cette double signature d'un survivant et d'une écrivaine et, plus largement, les tensions et apories propres au récit de la Catastrophe à l'époque de l'émergence de ce qu'on appelle aujourd'hui "témoignage".


  Se le procurer : ici également

  • N° ISBN : 978-2-8124-0856-4
  • Nombre de pages : 211
  • Prix éditeur : 24,00 €

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Le Guide de la Mémoire Arménienne en France

Une trace concrète de l’identité arménienne

Hrant Norsen

31 décembre 2012

Editions EDIPOL

Le Guide de la Mémoire Arménienne en France se propose de faire l’inventaire de tout ce qui, en France, constitue une trace concrète de l’identité arménienne. Dans ce but, Hrant Norsen, son auteur, a sillonné le pays pendant des années, pris des milliers de photographies, questionné nombre de collectivités locales et territoriales, interrogé la quasi totalité des responsables d’associations arméniennes, auxquels il faut ajouter des descendants des personnalités d’origine arménienne dont la mémoire a été honorée dans plus d’une centaine de villes et villages de France.

Le résultat est à la fois impressionnant, instructif et parfois inattendu.

Les traces de cette présence séculaire sont nombreuses : ainsi celle de la famille française des Lusignan, originaire du Poitou, dont plusieurs descendants ont occupé le trône du Royaume arménien de Cilicie ; ainsi les inscriptions en langue arménienne dans la Cathédrale de Bourges ou dans l’église de Tarascon, sans parler des églises de Pithiviers ou de Tallard et leurs évêques d’origine arménienne.

L’arrivée massive des Arméniens rescapés du génocide de 1915 date du début des années 1920. Ils commencent par s’installer à Marseille avant de remonter vers la vallée du Rhône puis la région parisienne. Malgré la dureté de la vie quotidienne, ils s’intègrent peu à peu dans leur milieu d’accueil, participent à la vie sociale du pays et dans le même temps construisent des églises, des écoles, des lieux de vie socio-culturels. Qu’ils soient citoyens français à part entière, étrangers ou apatrides, ils participent à la défense et à la libération de la France notamment pendant la Seconde Guerre mondiale, comme soldats ou résistants volontaires. Parmi eux, honoré dans de nombreuses communes, Missak Manouchian apparaît comme l’incarnation du patriotisme et du courage au service de la France. Jusqu’au sacrifice suprême. Il ne fut pas le seul. D’autres Arméniens, écrivains, artistes, intellectuels, journalistes, entrepreneurs..., seront à leur tour choisis par telle ou telle municipalité pour donner leur nom à une rue, un boulevard, une avenue, un rond-point, un parc ou un jardin.

 

 

A propos de l'auteur :

Hrant Norsen est né en 1948 à Zara (Sébaste).
Après ses études au Collège Sahakyan et au Lycée arménien Guetronagan, il termine ses études supérieures à la Faculté des Sciences Economiques d'Istanbul.
Installé à Chaville depuis 1970, il participe à la vie de la Communauté arménienne dont il a reconstitué les archives, ainsi qu'à diverses actions humanitaires pour l'Arménie.
Dans le cadre de l'éphorie de l'Eglise arménienne Saint Grégoire l'Illuminateur de sa ville, il collabore activement à la réalisation de son périodique Tertig.
Il est marié et père d'un garçon.

  • N° ISBN : 9 782 013 444 03 4
  • Nombre de pages : 192
  • Prix éditeur : 18,00 €

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De la cure à l'écriture

L'élaboration d'un héritage traumatique

Janine Altounian

30 mai 2012

Editions PUF

Dans ce livre sur la transmission, l’auteur illustre par des exemples personnels le rapport existant entre le travail de la cure et celui de l’écriture lors de l’élaboration d’un héritage traumatique : écrire, c’est-à-dire traduire au monde, ressenti comme étranger au désastre familial, l’espace mortifère d’un héritage psychique peut faire partie intégrante de cette élaboration. Toute publication visant à socialiser une subjectivité que la cure laisse peu à peu émerger d’un monde frappé d’invisibilité relance en effet le travail inconscient sur une voie novatrice en dessinant de nouveaux contours à l’intériorité de l’analysant/écrivant.
Le parcours analytique esquissé ici cherche à témoigner de ce qui s’est transmis aux descendants des survivants, tous disparus à présent, du génocide arménien de 1915, nié par l’État turc. Aboutissant à la réappropriation et à l’amour de cette transmission, il peut être lu comme un cas clinique intéressant les psychanalystes et les héritiers de diverses catastrophes historiques. Il montre par ailleurs combien une telle élaboration est également tributaire du poids des valeurs démocratiques au sein du pays d’accueil des survivants.

A propos de l'auteur :

Janine Altounian, essayiste, est par ailleurs co-traductrice et responsable de l’harmonisation des Œuvres complètes de Freud, aux PUF, sous la direction de Jean Laplanche. Née à Paris de parents arméniens rescapés du génocide de 1915, elle travaille sur la « traduction » de ce qui se transmet d’un trauma collectif aux héritiers des survivants.

  • Nombre de pages : 240
  • Prix éditeur : 27,00 €

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