1839 : Abdul Medjid, qui a succédé à son père Mahmoud II, poursuit l'œuvre de la réforme. La charte de Gul-Hané ouvre l'ère du Tanzimat, période durant laquelle triomphe l'esprit jeune turc.

1854 : Premier emprunt contracté par l'Empire ottoman. C'est le début d'un processus qui, de dépenses militaires (qui engloutiront jusqu'à 67,8 % des ressources) en dépenses somptuaires, d'avances en emprunts nouveaux, mènera l'Empire à la dépendance financière et économique envers les instruments du capitalisme européen. Et l'action des ambassadeurs est désormais doublée de celle des hommes d'affaires.

1856 : Abdul Aziz signe en février un firman qui reprend les thèmes de la charte de Gul-Hané. En avril, le traité de Paris, qui marque la fin de la guerre de Crimée (durant laquelle la France et l'Angleterre ont soutenu la Turquie contre la Russie), reconnaît « la Sublime Porte admise à participer aux avantages du droit public et du concert européens. » (Article 7)
La politique des réformes, même si elles n'entraînent pas une transformation réelle des conditions de vie des populations, a donc abouti à une garantie internationale de l'existence de l'Empire.
Quelles que soient les mutilations territoriales qu'il aura encore à subir, il n'est plus question de sa disparition.

1868 : Une loi concède aux étrangers le droit à la propriété immobilière dans l'Empire. S'ajoutant aux immunités qui résultent des anciennes Capitulations toujours en vigueur, cette loi marque une étape nouvelle dans le processus de colonisation économique de l'Empire : il a sauvé son indépendance, mais la pénétration européenne continue.
Et la protection des populations chrétiennes n'est plus qu'un prétexte dans une politique d'intervention axée sur la seule recherche du profit.

1877-1878 : Guerre russo-turque, la troisième en cinquante ans. Sur le front du Caucase, la Russie cherche une nouvelle fois à obtenir des avantages territoriaux auxquels les autres Puissances l'ont obligée à renoncer en 1829 et 1856.

 

suite